Valorisation des déchets verts

Grand débat de notre siècle, le recyclage des déchets représente un coût global considérable. En plus du coup, il démontre le fonctionnement d’un système avec ses bonnes et mauvaises choses. Je ne tiens pas ici à ouvrir un débat. Je viens juste me placer dans la chaîne, comme consommateur lambda qui produit des déchets à traiter.

Après avoir réfléchi sur la question, je me devais d’organiser dans mon entreprise une valorisation des déchets verts occasionnés par mon activité.

Je prends l’exemple d’une forêt : Vous vous êtes déjà certainement promené dans une forêt de feuillus. Rappelez-vous l’odeur de champignons que l’humus dégage. Cette odeur, c’est le cycle de la vie qui suit son cours. La forêt s’alimente toute seule de ses propres « déchets » ; les végétaux et autres branches mortes, tombent au sol et par l’action des bactéries, acariens et autres champignons se dégradent pour former l’humus, aliment essentiel pour les arbres, arbustes et plantes.

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Personne ne viens arroser ou mettre de l’engrais pour qu’une forêt puisse pousser ! Il suffit de reproduire ce cycle dans votre jardin afin que celui-ci trouve ce dont il a besoin pour se nourrir.

Plusieurs clients me font déjà confiance sur cette valorisation.

Explication :

Si je coupe un arbre, j’essaie de faire en sorte qu’il ne soit pas mort pour rien. Les grosses sections serviront comme bois de chauffage, les plus petites pour allumer le feu ou le barbecue. Tout le reste est broyé et placé comme couvre sol dans les massifs. Ce couvre sol composé des éléments broyés, enrichira ce dernier, évitera la minéralisation de la terre due à l’action du Soleil et permettra d’éviter de façon conséquente l’évaporation des arrosages (naturel ou non). Deux constats apparaissent :

Premièrement, le temps gagné, car il n’y a pas besoin d’aller à la déchetterie. Cette dernière recevant moins de déchets, les coûts relatifs aux traitements de ceux-ci sont moindres. Et comme vous le savez, les déchetteries fonctionnent avec l’argent public, le vôtre donc…

Deuxièmement, épandre le broyat des végétaux sur le sol l’enrichie en matière organique (en engrais donc). L’idée est donc de recréer un sol forestier autosuffisant. Les vers de terre font le travail de labours,  acariens, bactéries, champignons  (et plein d’autres  bestioles bizarres et inoffensives),  transforment les végétaux morts en engrais naturel, l’humus. Je ne m’étendrais pas sur ce système complexe qu’est la dégradation de la matière organique.

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Pour résumer : engrais naturel + travail du sol naturel = moins de travail pour le propriétaire + économie d’argent.

Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis sur la question.

 

Entretien d'espace vert en Pic Saint Loup